Venus Juno Aeneas Louvre

Présentation de la littérature néo-latine

À l’origine du « néo-latin » : les humanistes

Le Latin n’a jamais disparu du monde occidental, comme langue de communication et de culture. On n’a pas cessé de lire Cicéron, Virgile ou Sénèque au Moyen Âge. On a ainsi qualifié le XIIe siècle d’aetas Ovidiana (« âge ovidien »). Et pourtant…

Des aspects entiers de l’Antiquité gréco-latine sont tombés dans l’oubli : histoire, économie, architecture, peinture... Et on ne s’intéresse plus, ou presque, aux monnaies, aux ruines, aux inscriptions antiques pendant la période médiévale. Beaucoup d’auteurs et d’œuvres de l’Antiquité romaine ne sont plus lus : inconnus, les comédies de Plaute, les poèmes de Catulle, Properce et Tibulle, les Métamorphoses de l’âne d’Apulée. De Cicéron, par exemple, on lit encore le dialogue philosophique De l’amitié ou son traité de rhétorique De l’invention. Mais on ignore l’essentiel de ses discours ! La langue latine est certes utilisée dans la liturgie de l’Église catholique, les actes juridiques et politiques ou encore l’enseignement, en particulier universitaire. Mais le « latin médiéval » recourt en partie à un lexique, à des tournures syntaxiques ou encore à des manières de prononcer qui s’éloignent du latin classique : les humanistes railleront la « barbarie » du latin médiéval.

Pétrarque Palazzo Liviano
Pétrarque, fresque de la Salle des Géants, attribuée à Altichiero da Zevio et Jacopo Avanzi, Palazzo Liviano, Padoue, 1379.
Les représentations figurées d'humanistes au travail sont remarquables par leur nombre et leur qualité, et témoignent de leur ascension sociale par les lettres.

Ce que l’on appelle aujourd’hui le « néo-latin » est étroitement lié à l’apparition et à l’essor de l’humanisme. Ce mouvement culturel se caractérise par un intérêt multiforme pour l’Antiquité et la culture classique. On en situe les précurseurs en Italie au XIVe siècle. Les trois figures majeures sont Dante, Boccace et Pétrarque, qui ont écrit en italien et en latin. Le mouvement humaniste se développe à partir de l’Italie au Quattrocento (XVe siècle), et donne naissance à de nombreux foyers culturels brillants : Florence, Rome, Naples, Ferrare, Venise... Ce mouvement, dès la deuxième moitié du XVe siècle et plus encore au XVIe siècle, gagne toute l’Europe : Espagne, Portugal, France, Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, mais aussi l’Europe orientale avec des cours brillantes comme la Hongrie, la Pologne ou encore à Prague. L’imprimerie joue un rôle important, à partir de la fin du XVe siècle, pour la diffusion de la culture humaniste et de la littérature néo-latine.

Le « latin humaniste »

La redécouverte de l’Antiquité à la Renaissance commence par une « reconquête » volontaire de la langue et de la littérature latine classique. Les premiers humanistes critiquent très fortement la culture universitaire (la scolastique) de la fin du Moyen Âge. Ils lui reprochent de s’enfermer dans certaines disciplines – en particulier la logique et la philosophie aristotélicienne – au détriment des autres : la « grammaire », qui selon la définition antique, implique à la fois l’étude de la langue latine, la lecture et le commentaire des grands textes de l’Antiquité, la rhétorique (art de bien parler), la poésie, les sciences (en particulier le quadrivium) ou encore le grec. L’Université médiévale aurait favorisé le développement d’un « jargon d’école » coupé de la vie, et pour finir, des pans entiers de la culture classique auraient été délaissés, à commencer par le latin des Anciens dans sa richesse, son élégance et sa « pureté » originelle. Or sa maîtrise est indispensable si l’on veut pouvoir redécouvrir le monde antique dans toute sa richesse : littérature, histoire, économie, modes de vie, arts…

Page de titre Virgile
L'édition de Virgile réalisée à Strasbourg, chez l'imprimeur Grüninger, en 1502, met à disposition notamment des professeurs les oeuvres de Virgile illustrées sur les conseils de l'humaniste Sébastien Brant et dotées des grands commentaires de l'Antiquité et de l'humanisme italien du XVe siècle. Elle sera beaucoup copiée au XVIe siècle, en particulier à Lyon.

Beaucoup d’humanistes enseignent comme précepteurs particuliers ou dans des cadres collectifs : écoles, cours princières, collèges, universités. S’attelant à proposer une culture « alternative » par leurs écrits, leurs recherches et leur enseignement, ils œuvrent tout d’abord pour « restituer » la langue latine classique. « Restituer » signifie pour eux « réparer », « faire revivre », « rendre à son éclat antique ». La fréquentation intense des auteurs antiques doit permettre de « purifier » le latin des tournures scolastiques qui y ont été introduites, de maîtriser un lexique et une syntaxe riches, de puiser des modèles dans un corpus classique élargi. Il s’agit, en définitive, d’être capable de lire, mais aussi de parler et d’écrire un latin digne des Anciens, pour renouer, en quelque sorte, avec leur excellence et se l’approprier.

Une redécouverte de l’Antiquité tous azimuts

La langue et la littérature « néo-latine », qui débutent ainsi avec l’humanisme, vont de pair avec une exploration intensive et multiforme de l’Antiquité. On se met à s’intéresser aux vestiges antiques et à copier les inscriptions latines qu’ils comportent. Pour les interpréter, on étudie l’histoire ancienne. Les monnaies suscitent également l’intérêt, et l’on cherche à comprendre ce qu’elles représentent, leurs provenances, la vie économique des Anciens.

Jacopo Mazzochi
Jacopo Mazzochi, Epigrammata antiquae Vrbis, Rome, 1521
Il s'agit ici de la Pyramide de C. Cestius, prise par le passé pour le tombeau de Rémus, et dont la lecture des inscriptions permet aux humanistes de comprendre la fonction véritable de tombeau de l'époque augustéenne.

Cette découverte passe aussi largement, bien sûr, par l’écrit et la lecture : les humanistes partent en quête des œuvres antiques oubliées dont les manuscrits reposent dans les bibliothèques « médiévales ». Poggio Bracciolini se décrit ainsi  « ressuscitant » l’Institution oratoire de Quintilien (le manuel de formation du futur orateur le plus complet de l’Antiquité latine), qui « croupissait » pour ainsi dire, comme en captivité dans la bibliothèque suisse de Saint-Gall. Le travail de certains humanistes – jetant les prémices de la philologie moderne –consiste ainsi à amender les textes sortis de l’oubli, en comparant les manuscrits, en opérant des corrections, afin de proposer des éditions meilleures que l’imprimerie permettra de diffuser dans l’Europe entière au XVIe siècle. Redécouvrir et faire connaître l’Antiquité passe ainsi par des pratiques diverses : retrouver des manuscrits, les copier ou les faire copier, préparer des éditions de texte, traduire, commenter, enseigner, imprimer les classiques.

La langue dite « néo-latine » – ainsi baptisée a posteriori pour la différencier à la fois de l’époque classique et du Moyen Âge – est la langue d’écriture et de pensée privilégiée des humanistes, leur idéal excède cependant la seule latinité : c’est celui de l’homme « trilingue », capable de recueillir l’héritage de l’Antiquité païenne et chrétienne à travers la connaissance conjointe du latin, du grec et de l’hébreu.

La reprise d’un enseignement du grec en Occident à Florence, à la fin du XIVe siècle, est souvent considérée comme le début de l’humanisme en tant que tel. Cet enseignement est initié par des émigrés grecs byzantins, grâce auquel l’Occident redécouvre les auteurs grecs largement oubliés, notamment Platon. La « chasse aux manuscrits » latins se double aussi d’une quête similaire de textes grecs. Mais la maîtrise et l’enseignement du grec sont le fait d’une élite encore plus restreinte que pour les études latines. Les auteurs néo-latins ont d’ailleurs œuvré pour la diffusion de l’Antiquité grecque via le latin : ils traduisent ainsi du grec au latin (Marsile Ficin, par exemple, traduit Platon, Érasme, des œuvres d’Euripide ou de Lucien). Ils explorent et commentent la langue grecque en latin (comme Guillaume Budé). Seuls quelques humanistes deviennent capables d’écrire en grec, y compris dans leur correspondance, attestant ainsi de leur excellence. Les lettres grecques d’Érasme et de Budé en constituent l’exemple par excellence.

Quant à l’hébreu, le XVIe siècle voit les prémices d’un intérêt chez les chrétiens pour les écrits et la langue hébraïque, mais les études bibliques et hébraïques restent rares à la Renaissance.

Pourquoi écrire latin dans l’Europe humaniste ?

  • Pour explorer, ordonner, faire connaître et transmettre de multiples facettes de l’Antiquité. On utilise le latin pour étudier et faire connaître la langue latine elle-même, la langue grecque, mais aussi les grands auteurs classiques, les vestiges de la Rome antique, les monnaies ou les inscriptions romaines. Une grande partie de la littérature dite « antiquaire » (consacrée aux vestiges matériels de l’Antiquité) s’écrit en latin.
  • Pour communiquer entre lettrés, élaborer et transmettre un savoir entre érudits, demander et donner des informations, participer à des polémiques savantes, prendre parti dans les débats et conflits religieux ou politiques, faire rire et sourire, et en définitive se faire connaître et reconnaître comme membre d’une même « république des lettres » européenne. L’essor des correspondances humanistes, en latin, et leur publication, sont à la fois le moyen et la manifestation de ces nombreux échanges internationaux entre humanistes.
  • Pour dépasser les frontières linguistiques. Le latin reste une langue internationale, si bien que des ouvrages d’actualité religieuse, politique ou encore scientifique s’écrivent en latin, par souci de se trouver un public plus fourni. Mais il est vrai que ce choix exclut en revanche le public des « non-clercs », pourtant capables de lire dans les langues nationales. La traduction en langue vernaculaire – par leurs auteurs ou par d’autres – d’œuvres humanistes écrites en latin vise ainsi à permettre une plus large « vulgarisation » de ces écrits.
  • Pour écrire de la littérature et créer : de la poésie, des fictions, du théâtre, des réflexions philosophiques, des historiettes, des nouvelles… Toute une Europe savante – en très grande majorité masculine – écrit et lit en latin.
Folie dErasme
Eloge de la folie d'Erasme, avec le commentaire universitaire
de Gérard Listrius (Bâle, Froben, 1515).
Cet exemplaire est célèbre : il appartient à un humaniste, Myconius.
Le peintre Hans Holbein l'a doté de dessins savoureux,
reproduits dans l'édition des Belles Lettres (2018).

Le latin n’est cependant pas en position de domination linguistique absolue : la Renaissance est aussi une grande période de développement des langues nationales. La Réforme promeut la langue vernaculaire pour l’instruction religieuse et la vie spirituelle. Les littératures vernaculaires se développent et touchent un public socialement plus large que la littérature néo-latine : public de cour, public féminin, public marchand. Beaucoup d’écrivains s’illustrent en réalité dans les deux domaines, adaptant le choix de la langue au projet visé par l’œuvre concernée.

Le « néo-latin », une langue spécifique ?

L’existence d’un terme spécifique peut donner l’impression d’une langue qui serait particulière, différente du latin classique. Ce n’est pas le cas en réalité : le latiniste familier des auteurs classiques sera en terrain de connaissance chez les auteurs « néo-latins ». Et de fait, l’idéal visé par beaucoup de ces auteurs est la pureté et l’élégance des Anciens. Néanmoins, les humanistes, qui parlent et écrivent le latin comme une langue apprise, sont différents les uns des autres par leur manière de concevoir leur rapport à l’Antiquité, par leur degré de maîtrise linguistique et culturelle, leurs goûts. Il faut tenir compte aussi des périodes auxquelles ils ont vécu : un auteur du XVIe siècle dispose de bien plus d’outils que ses précurseurs du XIVe siècle (dictionnaires, grammaires, éditions de textes anciens, commentaires…). La formation et le milieu professionnel ou social comptent aussi : la cour pontificale, les milieux académiques ou diplomatiques développent des habitudes différentes.

Thesaurus linguae latinae
Dictionarium, seu Latinae linguae Thesaurus, Paris, Robert Estienne I, 1531. Première édition du dictionnaire latin monolingue de Robert Estienne. C'est n'en qu'en 1552 que sera publié le Dictionarium Latinogallicum, bilingue.

Si certains sont partisans d’une forme de purisme – c’est le cas des « Cicéroniens » dont se moque Érasme dans son dialogue Ciceronianus « Le Cicéronien » (1528) –, d’autres recourent à une multitude de modèles, et certains puisent leur bien partout où ils le trouvent, sans exclure aucune époque. Ils emploient aussi bien des termes empruntés aux premières œuvres latines conservées dans leur intégralité (Plaute, Térence) qu’au latin chrétien. Plusieurs auteurs néo-latins cherchent à devenir l’émule de tel ou tel écrivain antique, développant parfois une grande conscience linguistique et historique du latin et des évolutions qu’il a connues, de la période archaïque jusqu’à l’Antiquité tardive. D’autres, parfois moins conscients de ces évolutions, désirent avant tout exposer un savoir historique ou scientifique, quitte à confesser leurs insuffisances devant des lettrés plus érudits qu’eux, dont ils redoutent parfois les sarcasmes ! Une forme de « bigarrure lexicale » fait la particularité de certains textes néo-latins. Beaucoup d’auteurs néo-latins s’autorisent des néologismes, soit pour désigner des réalités inconnues de l’Antiquité (le canoa qui permet aux Indiens du Nouveau Monde de se déplacer sur l'eau, les canones des armées modernes !), soit pour la valeur esthétique des composés ainsi inventés. De même que les langues vernaculaires de ces époques connaissent une grande créativité, de même certains humanistes utilisent le latin sans se restreindre à une strate historique donnée : ils le pratiquent comme une langue encore susceptible d’innovations lexicales. Enfin, les lecteurs de textes néo-latins familiers de la langue maternelle de leur auteur relèvent parfois des interférences entre le latin et la langue maternelle de l’auteur, dans le lexique utilisé, voire dans certaines tournures syntaxiques. On peut ainsi relever des gallicismes, des germanismes, des italianismes dans le « néo-latin » d’auteurs français, allemands ou italiens.

Une grande diversité d’œuvres, démultipliée par l’imprimerie

Les humanistes publient de nombreuses œuvres qui facilitent la redécouverte de l’Antiquité qu’ils appellent de leurs vœux : manuels de latin (en latin), commentaires d’auteurs classiques (également en latin), études historiques, traductions du grec au latin, études épigraphiques…

Mais ils développent aussi des formes de transmission du savoir, tels le dialogue et la lettre, inspirées de l’Antiquité, cohérentes avec leur amour de l’élégance littéraire, avec leur volonté de sortir d’un jargon techniciste et de s’adresser à un public plus large que les clercs. Les traités (de rhétorique, philosophiques, d’éducation, de philosophie morale ou politique…) visent aussi l’élégance et l’agrément, en particulier par le recours à de nombreuses anecdotes et « exemples » antiques. Leur goût du « jeu sérieux » se nourrit de genres littéraires antiques comme l’éloge paradoxal ou le pastiche héroï-comique, dont les vertus pédagogiques en particulier n’échappent pas aux humanistes, de l’Éloge de la Folie d’Érasme aux réécritures latines de la Batrachomyomachia antique.

Les humanistes revivifient de nombreux genres antiques en puisant leur inspiration chez les auteurs antiques : épopée, tragédie, comédie, élégie,bucolique, écriture de l’histoire, rhétorique, épistolaire… Ils constituent des maillons importants de la transmission des genres littéraires antiques aux écrivains en langue vernaculaire de l’époque moderne. Le renouveau de la tragédie européenne doit beaucoup à la redécouverte humaniste d’Euripide ou de Sénèque, qui inspire l’écriture de tragédies latines nouvelles.

Les auteurs néo-latins de la Renaissance inventent d’autres genres ou enrichissent des pratiques restées relativement limitées dans l’Antiquité, stimulés en particulier, à partir de la fin du XVe siècle, par les possibilités offertes par l’imprimerie : les recueils de proverbes et expressions figurées antiques commentés (comme le best-seller d’Érasme que furent les Adages, collection d’expressions figurées commentées), des recueils poétiques associant étroitement poèmes et gravures (les « livres d’Emblèmes » à partir des Emblèmes d’Alciat), des « colloques » (dialogues fictifs) pour apprendre et pratiquer la langue latine.

Le latin est encore et toujours langue du savoir : certains auteurs, qui s’illustrent dans les studia humanitatis que nous qualifierions de « littéraires » écrivent par ailleurs aussi en latin sur la géographie, les plantes, les animaux, les maladies ou les monstres... Car les connaissances scientifiques « modernes » ne sont pas pensées en opposition aux savoirs antiques, mais bien au contraire comme leurs prolongements et leur actualisation. Ce n’est pas un hasard si le terme « encyclopédie » apparaît dans la langue française à la Renaissance. L’humaniste peut être aussi un naturaliste ou un ethnographe avant la lettre. Les cabinets de curiosité de l’époque moderne en sont d’ailleurs un bon témoignage : leur possesseur collectionne et donne à voir conjointement des merveilles de la nature et des « vestiges » remarquables de l’Antiquité (monnaies, sculptures…), voire des échantillons du Nouveau Monde, dans une même « curiosité » pour la diversité du monde.

Que devient le néo-latin après la Renaissance ?

L’humanisme est aujourd’hui considéré comme un mouvement de longue durée, dont les prémices se situent au XIV esiècle et que les historiens font aller jusqu’à la fin du XVIe siècle, voire jusque vers 1630. Et de fait, certains auteurs qui écrivent en latin au XVIIe siècle, tel le poète jésuite Jacob Balde, sont largement héritiers des corpus et des méthodes humanistes. Néanmoins, la part prise par les langues vernaculaires est encore plus grande à partir du XVIIe siècle. La littérature néo-latine, tout en continuant d’offrir des œuvres passionnantes à la lecture et à l’analyse, devient beaucoup plus marginale. Le latin demeure un outil utilisé, quoique de manière beaucoup moins prépondérante, dans les sciences, la philosophie ou la théologie. Au XIXe siècle encore, certains écrivains, formés aux « Humanités » (le latin et le grec), se sont d’ailleurs essayés à écrire en latin, soit au cours de leur jeunesse à titre d’exercices scolaires (Hugo, Baudelaire), soit par choix esthétique, voire politique, de composer en latin, tel le poète italien Giovanni Pascoli. Aujourd’hui, la pratique du « néo-latin » dans des œuvres littéraires est exceptionnelle. Plus répandu, le « latin vivant » (à la radio, dans des cercles de conversation, pour enseigner ou communiquer) fait l’objet d’un choix délibéré de la part de certains promoteurs de l’Antiquité, comme une méthode efficace, plus ludique et plus adaptée à la manière dont le cerveau apprend les langues vivantes, de découvrir le latin et les auteurs antiques. Dans leurs méthodes, ils renouent souvent, consciemment ou non, avec des exercices pédagogiques que proposaient les humanistes à leurs élèves, dans la mesure où ils cherchaient à leur faire non seulement comprendre, mais aussi écrire et lire latin.

Par Anne-Hélène Klinger-Dollé
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