Venus Juno Aeneas Louvre

Inscriptions

Les tout débuts de l'épigraphie

Les XVe-XVIe siècles voient se développer un intérêt croissant pour les inscriptions antiques. Certains humanistes en font des relevés qu'ils réunissent dans ce qu'on appelle une sylloge (terme grec qui signifie « collection »). Certaines inscriptions, qui ont disparu depuis, sont ainsi connues par les sylloge de la Renaissance, ou les copies que d'autres en ont fait. Le Corpus Inscriptionum Latinarum (CIL), commencé au XIX e siècle au moment du développement des « sciences de l'Antiquité », en garde le souvenir, mentionnant par exemple le chasseur de manuscrits Poggio Bracciolini ou le voyageur Cyriaque d'Ancône parmi les témoins de certaines inscriptions. Ce goût pour les inscriptions alimente aussi la recherche, par les érudits italiens du Quattrocento, d'une écriture humaniste « à l'antique » humaniste. Elles inspirent le tracé des lettres capitales que l'on retrouvera ensuite dans les livres imprimés.

Des inscriptions fictives dans les récits ou les recueils poétiques de la Renaissance

Certaines œuvres de fiction de la Renaissance intègrent cet engouement dans leur trame narrative et dans leur présentation graphique. C'est le cas par excellence du Songe de Poliphile (Venise, Alde Manuce, 1499), un roman dont tout un chapitre se déroule dans une nécropole. Les pages font alors se succéder des reproductions de monuments funéraires fictifs, aux inscriptions inventées. Toutes évoquent le sort de personnages morts d'avoir trop aimé ou au contraire d'avoir refusé l'amour. Un admirateur français de ce roman humaniste italien, Geoffroy Tory, imite le procédé dans un petit recueil poétique qui fait se succéder sept pseudo-épitaphes inventées, qui rapportent la mort malheureuse de couples ainsi engloutis par le destin. Vous pourrez découvrir dans cette section ces fausses inscriptions.

userclosebookinfo-circleexternal-linkgroupcaret-downellipsis-v